ZOOM

Chaque jour, on passe un artiste du festival à la loupe.

French Fuse, rencontre avec ce duo « un peu barge »

French Fuse, rencontre avec ce duo « un peu barge »

Les deux français de French Fuse ont eu l’honneur de clôturer cette 42ème édition du Paléo Festival ce dimanche au Club Tent. Nous avons rencontré ce duo qui s’affirme « un peu barge » pour parler de ceinture de sécurité, de pubs, de braquage raté et de mac do.

Renaud, un phénix émouvant

Renaud, que l’on ne présente plus, fait son grand retour à Paléo Festival ce soir. Il avait déjà fait une escale sur la plaine de l’Asse en 2003 ainsi qu’en 2007, lors de sa dernière tournée.

lire plus

Faire justice est bien. Voir Justice est mieux !

Justice, c’est ce soir sur la grande scène de Paléo. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend si vous êtes encore d’attaque à minuit. Retour attendu Le duo français Justice se produit ce soir sur la Grande Scène de Paléo. Gaspard Augé et Xavier de Rosnay reviennent à Nyon pour faire « pogoter » une foule qui les attend depuis 2012. Leurs titres phares, tels que D.A.N.C.E ou Genesis feront certainement partie du show, mais le groupe risque bien de faire découvrir son nouvel album, sorti récemment. Woman est sorti en novembre 2016 dans les charts mondiaux. Un album qui se veut fidèle au groupe Justice, expert de l’électro-rock, avec la dose de french touch adaptée. Les deux DJs parisiens s’apprêtent à le jouer ce soir au Paléo Festival et on espère qu’ils seront à la hauteur de nos attentes, tout comme il y a 5 ans. Cet album se veut un peu plus funk que les précédents, sans rien enlever à ce qui incarne le groupe. Un concert qui s’annonce mouvementé Les pogos ne manqueront pas, connaissant l’inventaire de Justice. Genesis, Stress ou encore les reprises du groupe Queen: tout est mixé afin de permettre aux basses de faire péter les enceintes. Parfois métal, parfois électro, parfois même disco ou classique, les Justice savent tout faire en le remaniant à leur sauce. Leur célèbre croix sera évidemment exposée sur la scène, sous un spectacle de lumières comme à chacun de leurs concerts. Reste à espérer que la pluie ne soit pas au rendez-vous, même si les festivaliers de l’Asse y sont... lire plus

Midnight Oil, la classe australienne sur la plaine de l’Asse !

Les Australiens étaient de passage au Paléo pour leur retour sur scène. Un concert impeccable entre le soleil et les chapeaux cardinal. Dans le monde du Rock n’roll, il y en a des histoires à raconter, des tubes et des légendes à décortiquer. Il y a les légendes disparues et vénérées, alors que certaines sont actuelles et admirées. D’autres en revanche semblent confirmées mais oubliées. Le sentiment général n’était pas loin de l’indifférence lorsque Midnight Oil est sobrement monté sur scène en ce bel après-midi sur la plaine de l’Asse. Une masse de plus en plus compacte et curieuse s’est néanmoins pressée pour accueillir les Australiens, peut être plus par nostalgie que réel enthousiasme. Il faut dire que le coup des vieilles gloires ressorties du placard, le public averti le connaît et s’en méfie parfois cruellement. Face au retour de Midnight Oil, cela peut sembler justifié, leurs dernières tournées remontant au début des années 2000. Se posent alors inévitablement quelques questions : tiennent-ils toujours debout, se questionnent les anciens, est-ce que je connais au moins une chanson se demandent les plus curieux ? Alors que les premiers auront finalement eu rapidement une réponse positive, les autres n’auront pas eu besoin de connaître par cœur le répertoire du groupe pour apprécier un concert solide et efficace. Dès les premières notes, le ton est donné. Le charismatique Peter Garett (qui visiblement n’a pas compris qu’il ne jouait pas dans le pays du « French president Macron » mais dans la confédération de la chère Doris) et sa bande sont en forme et ne s’arrêteront pratiquement jamais pendant une heure et demie. Des classiques, des riffs... lire plus

Foals, en attendant la foudre

Pour ce premier soir de la quarante-deuxième édition du Paléo Festival, c’est le groupe britannique Foals qui verra le soleil se coucher depuis la grande scène. Attentes d’un concert qui s’annonce foudroyant. « You don’t have my number » Foals, c’est l’histoire de cinq types qui ont voulu sortir de l’image du parfait étudiant d’Oxford, et qui, loin de devenir une pâle caricature de bad boys tatoués, ont su croître en intensité dans leurs compositions. Apparus dès leurs débuts dans les séries UK adolescentes (Skins, Misfits), Foals se fait une place dans la culture britannique. Les rockers gagnent surtout en notoriété en 2008, alors que le chanteur et guitariste, Yannis Philippakis est classé 27e dans le classement des personnalités les plus cool par le magazine New Musical Express. S’en suit l’album Holy Fire en 2013, dont la chanson My Number atteindra la deuxième place des classements musicaux britanniques. « When I see a man I see a lion » Bien plus abouti que leurs premiers opus, l’album What went down, sorti en 2015, rend le groupe d’Oxford encore plus intéressant. Entre morceaux très sombres, presque metal et boules d’énergie beaucoup plus pop, cet album révèle Foals, dans toute sa splendeur. Et le chanteur, Yannis Philippakis l’affirme, dans une interview donnée aux Inrocks en 2015: « J’ai découvert que ma voix pouvait structurer, mener une chanson, qu’on n’avait pas à se concentrer comme des fous sur les instrumentations en faisant de mon chant un élément secondaire. » Une prise de conscience, et de confiance pour les Anglais. Un album audacieux et animal selon les termes du chanteur. Un concert qui n’aura certainement rien à envier à celui, très... lire plus

Mehdi Benkler, Une Photographie Sonore

Le Paléo Festival propose, dans les hauteurs de la plaine de L’Asse, la « Galerie ». Un centre artistique dans lequel on y retrouve cette année l’exposition du talentueux Mehdi Benkler. Cette galerie d’art, au milieu d’un festival, sous son aspect improvisé, n’en est pas moins réfléchie et bien agencée. Il s’en dégage en effet une atmosphère feng-shui, où l’air, tout comme les amateurs d’art, y circule librement. La facilité du déplacement permet donc a l’observateur de tourner sur lui-même pour regarder toutes photographies l’entourant jusqu’à en avoir des vertiges. Puis, il y a ces draps noirs qui recouvrent les murs de la galerie et qui tamisent la luminosité du lieu,  propice dès lors à de longues contemplations silencieuses. L’exposition de cette année résulte de quatre ans de photographies réalisées par Mehdi au Paléo. Le jeune veveysan s’est armé de son « Contax Carl Zeiss » des années 90 pour saisir, en noir et blanc, ces mouvements mystérieusement touchants de la foule ou des artistes avant, après ou pendant leur performance. Il y a, dans sa photographie, ce souhait de pénétrer une intimité, de laisser transparaître une âme derrière ces entités que sont les artistes et la foule dans notre vision moderne. Après avoir travaillé pour le Montreux Jazz Festival, c’est au tour de Paléo de révéler l’incroyable force photographique de Mehdi Benkler, en prenant en considération le travail d’agencement effectué par Melissa Cabras au sein de cette galerie, qui ne manque pas d’intéresser, voire de surprendre. En effet, lorsque la photographie de Tinariwen surplombe celle de Seasick Steve, le contraste en devient saisissant. Ce contraste réside d’ailleurs dans l’inadéquation sensorielle qui se... lire plus

Courtney Barnett

Hier soir sur la scène des arches a eu lieu le concert le plus rock de la soirée d’ouverture avec une surprenante musicienne australienne: Courtney Barnett. Courtney Barnett est née à Melbourne en 1988. Dès son plus jeune âge, elle écoute Nirvana et elle est ainsi naturellement attirée par la musique, fortement influencée par la culture grunge et punk. A ce titre, il n’est pas erroné de qualifier sa musique de Post Punk, avec des sonorités très proches de Sonic Youth et dans une certaine mesure de Nirvana, alors que d’autres parlent de pop garage contemplative, ou encore du rock polymorphe. Les influences de la chanteuse sont trop claires pour qualifier vaguement sa musique. Toute vêtue de noir, les cheveux tombant sur le visage, guitare tenue à gauche comme un certain Kurt Kobain, les influences sont évidentes. Ceci-dit, il est bien vrai que la musique de Courtney Barnett est subtile, variée avec autant de titres très rock et énergiques, à la hauteur du punk, et des ballades à la fois légères, mélancoliques et envoutantes. Du point de vue purement guitaristique, Courntey Barnett est armée de plusieurs Fender (comme nombre de grands artistes) et elle démontre tout son talent avec un jeu assez particulier, puisqu’elle joue beaucoup en technique de picking, en venant directement taper ou tirer sur les cordes avec ses doigts. En plus d’être une artiste douée et bien plus que prometteuse, Courtney Barnett est aussi indépendante puisqu’elle a fondé son propre label, milk records, sur lequel elle a enregistré, tout comme d’autres musiciens et musiciennes de son entourage, son premier album intitulé Sometimes I sit and Think and... lire plus