L’Ego de Danitsa, malgré son succès, ne la surplombe pas!

Hier, à l’ombre d’une chaleur accablante, Danitsa s’est produite en showcase privé au Cosmo, pour le plus grand plaisir des membres du staff, avant de prendre d’assaut la scène du Club Tent aujourd’hui à 16h30! Si vous êtes de fidèles « Bananien-ne-s », vous l’avez sûrement découverte lors de son passage dans notre émission spéciale Balélec. Si vous êtes de simples étudiants fêtards, vous l’avez peut-être écoutée sur différentes scènes de festival, comme Balélec ou Frauenfeld. Et si vous ne la connaissez toujours pas, vous pourrez la découvrir aujourd’hui à 16h30 au Paléo. En bref, si tu aimes le hiphop et la RnB moderne, tes oreilles devraient se tourner sur Danitsa. Elle devient une figure incontournable de la scène urbaine suisse, et commence à s’exporter chez nos pays voisins. Avec une tournée de festival bien remplie cette année, elle continue de défendre son premier album « Ego » au mieux. Entourée de son petit frère Mr. Pops et de son DJ Master ONI,  je sens qu’elle va continuer d’enflammer chaque scène qu’elle foulera. On pourrait croire que pour un showcase, l’artiste veuille se préserver, et donc ne pas donner le maximum; ce n’était pas le cas de Danitsa. Elle n’a aucunement retenu ses coups, même devant une petite foule assise, ses deux acolytes non plus d’ailleurs. Mr. Pops assure les arrières de sa sœur aînée, avec des back un peu à la manière des XTRM Boyz, Di-Meh, Slimka et Makala (qui seront eux aussi en concert au Club Tent aujourd’hui dès 22h45). Le plus surprenant dans ce show, c’est que Danitsa passe du feu à la glace. Tantôt elle lâche une note qui...

Crimer, la présence scénique à son paroxysme

Le groupe zurichois Crimer se produisait sous le club tent en ce premier jour de Paléo 2018, il a pu à la fois faire danser et faire sourire les festivaliers qui devaient se mettre dans le bain de cette 43ème édition. C’est particulier, Crimer. Non pas tant musicalement, leur pop planante au synthé dont se démarque la voix grave et vibrante du chanteur a quelque chose de l’ordre de la new wave perdue des 80s, surtout si on les associe à Depeche mode, qui investissait la grande scène quelques minutes après les trois compères zurichois, et avec lesquels la parenté et l’inspiration musicale sont indéniables. Mais scéniquement, le leader du groupe semblait vivre sa musique au plus profond de son être, invitant par mimétisme à danser avec lui, à se démembrer pour se laisser porter. Mais si certains dans le public se sont sentis poussés par la vague d’énergie du leader du groupe, la prestation en aura certainement amusé plus d’un, au vu de l’esprit bon enfant qui régnait dans le public. Entre pas de danse inattendus, yeux du chanteur masqués par sa tignasse et visibles seulement après 3 morceaux, et autres membres du groupe moins enclins à se trémousser, concentrés sur leur musique mais parfois pris d’une fièvre dansante lorsque le personnage principal de ce show les y invitait en les dévorant du regard ou par ses contacts sensuels et complices. Chacun aura eu de quoi sourire durant ce spectacle, mais impossible, après les premiers étonnements passés, de ne pas se prendre (au moins un peu), au jeu, enjoint par le chanteur, savant harangueur de foules et communicateur hors-pair...
La marque de fabrique Kelly

La marque de fabrique Kelly

Mark Kelly, aussi appelé « The Hairy One » ou « Le Chevelu » en français, a réchauffé le coin presse lors de son showcase, on se réjouit de voir son concert à plus grande échelle ce vendredi soir à 22h30 au Club Tent. Mark Kelly c’est un chanteur et compositeur Anglais et Suisse qui était dans le groupe « The Passengers » et « Innacrisis ». Il a commencé sa carrière musicale en tant que bassiste et à 20 ans, s’est découvert une passion pour la guitare. Il aura fallu attendre une année pour que Mark décide d’utiliser sa voix et compose ses premières chansons. C’est ce parcours musical qui lui a permis de construire avec brio ce mélange de blues dans la voix et de jazz dans ses accords de guitare. Le musicien romand de l’année Dans le cadre du Best Act Romandie, Mark Kelly avait été élu meilleur musicien romand de l’année 2017 par les internautes. On notera également son passage au festival Label Suisse, à l’opération Cœur à Cœur de la RTS et au Montreux Jazz Festival où il n’a pas manqué de faire vibrer les romands.  Un concert à ne pas rater Dans l’intimité de l’espace presse, Mark Kelly a interprété quelques titres, certains tirés de ses propres compositions. Un personnage plein d’humour qui n’hésite pas à essayer de faire danser et chanter les journalistes présents. « Un showcase, c’est fait pour montrer ce qu’on sait faire » dit-il avec son accent anglais. Occasion pour Mark Kelly de sortir un Kalimba, ce petit instrument entre le xylophone et la boîte à musique et de nous interpréter un titre plus mélancolique. Ce showcase m’as...
Bon baiser de Kiss-ling

Bon baiser de Kiss-ling

Petit détour par le Club Tent pour un voyage éphémère en mélancolie. Il est environ 17h00, le premier concert de mon 7ème Paléo. Tout démarre en douceur, Jérémie c’est un peu cette hôtesse de l’air bienveillante. Il mettra tout en oeuvre pour te faire vivre un agréable voyage. Destination? Le paradis terrestre qu’est la plaine de l’Asse. Le Paléo où toutes nos différences s’effacent ou, au contraire, s’unissent autour de dame Musique. Mais un tel envol se prépare, Jérémie t’emmène, te berce, susurre la bonne voie à prendre. Jérémie Kisling c’est l’homme qui murmure à l’oreille des festivaliers. Son dernier album, « Malhabiles », est un carrefour des émotions humaines. De la morosité à l’exaltation, en passant par l’absurde. Ce fut un bon premier concert. Fermez les yeux, l’artiste s’occupe du reste. Toutefois, gardons notre esprit critique aiguisé. Il n’est guère utile ici de se lancer dans une dithyrambe contre-productive. Ce fut un moment de pleine douceur, mais trop de douceur tue la douceur. Au Paléo, on ne cherche pas à voler en business class avec petits fours et champage. Ce n’est pas l’esprit cultivé ces 41 dernières années. On cherche le frisson. On part à la quête du concert qui va nous transcender. On est ici pour un vrai saut à l’élastique. Jérémie c’est la sécurité, vient le moment où il faut s’en détacher.   Crédits photo:...
Len Sander électrise le Club Tent

Len Sander électrise le Club Tent

Hier soir, le Club Tent accueillait son premier artiste sous le coup des 16h30 pour une soirée riche en musique et en émotions. Il s’agissait de Len Sander, groupe originaire de Zürich. Au total, 6 membres ont fait vibrer la grande tente nyonnaise: une chanteuse, une guitare, un synthé, un percussionniste et deux batteries (dont une électronique). Avec des sonorités à cheval entre Purity Ring, Jagwar Ma, Foals, M83 et Little Dragon, Len Sander ne se laisse que difficilement mettre dans une case précise. Ou comme le dit si bien le descriptif de Paléo, « entre pop spatiale et électro miroitante, Len Sander compose de la poésie en mouvement, une ode à la souffrance des cœurs brisés ». On pourrait tenter de définir le style du groupe comme une sorte de pop électrique teintée d’un léger psychédélisme atmosphérique aux douces nappes vaporeuses, toujours avec un son très propre et des kicks calés à la perfection. Jargon de mélomane à part, disons simplement que les basses ronronnantes et les percussions énergiques venaient rythmer à la perfection la voix envoûtante de la chanteuse Blanka Inaueu. Entre transe semi-consciente et envolées lyriques tout en maîtrise, elle a réussi avec brio à transporter le public dans une autre dimension au tout début des festivités, alors que les premiers fûts venaient à peine d’être percés et la foule avait à peine eu le temps de prendre ses quartiers sur l’Asse. Point regrettable dans le même temps, l’audience clairsemée rendait difficilement honneur à la prestation intimiste mais néanmoins dansante livrée par Len Sander. Trop tôt peut-être pour une musique de cette qualité. Pourtant, ce concert aux allures...
Alice Roosevelt, nyonnais, ni niais

Alice Roosevelt, nyonnais, ni niais

Le premier jour de la quarante-deuxième édition de ce grand festival qu’est Paléo se termine. Et il est de bon ton de se rappeler que ce n’est pas toujours par-delà les frontières que les talents se cueillent. Parfois, même pas besoin de dépasser la barrière du canton. C’est du moins avec ce postulat que s’est déroulé à l’espace presse le tout premier concert de cette semaine, avec un produit bien d’chez nous, Alice Roosevelt. Timidité ? Un showcase minimaliste, avec juste ce qu’il faut de place pour se produire avec quatre « morceaux choisis », voici ce que le groupe nyonnais Alice Roosevelt aura proposé à un panel de journalistes et autres curieux au bar de l’espace presse du festival. Autoproclamé pop-rock éthéré, c’est en effet un rock aérien qui sort des deux guitares et une basse de ces jeunes hommes, bien vite complété par la voix du chanteur. Envolées dans les morceaux et effets de pédale avec une touchante note de retenue auront suffit à mouvoir le petit public présent, visiblement conquis. Environ une demi-heure de spectacle plus tard, voici que le lead temporise, en invitant les plus intéressés à venir au vrai concert se déroulant quelques trois heures plus tard. Le masque tombe Et voici que les quelques trois heures plus tard ne sont plus. Sur la scène du Club Tent, le groupe se lance. Le public, présent, répond sans fioriture à l’énergie dégagée par le groupe, bridée en effet par le peu d’espace mis à disposition. À un show d’une durée doublée se rajoute une prise de position sur la scène et la complicité entre les membres semble là....