Mister Milano et la mélancolie de la fin du Festival

Mister Milano, le groupe italo-suisse, a offert samedi un show festif, énergique et coloré au Dôme. Le public était heureux, la musique entraînante et l’ambiance superbe. Mais qui est Mister Milano ? Le projet Mister Milano est né sur les scènes de théâtre, à New York d’où il s’est développé pour s’affirmer aujourd’hui comme un groupe à part entière, unique et fantastique. L’objectif du trio suisse ? Mettre fin aux vieux clichés de la discothèque afin de créer son propre style ; la pop dite de Fazzoletti; de la pop pour mouchoirs en papier, une musique mélancolique pour pleurer tout en dégustant une cassatta sicilienne. Et le style? Le groupe produit de l’électro-pop kitsch italienne des années 80 à grand renfort de beats hip-hop entraînants et d’orgues 70’s d’Allemagne de l’Est. Le trio nous chante l’Italie des footballeurs et des rédactions corrompus, des grands barons de la télévision italienne devenus présidents trop souvent séduisant de jeunes filles lors des soirées « bunga, bunga » et de l’Italie face à la crise migratoire ; de migrants perdant leur sang sur des clôtures de frontières ou dérivant désorientés dans de petites barques en bois en Méditerranée. En 2016, le trio part enregistrer son premier album en Oregon. Loin d’être une collection de titres rock standards, cette production détonne de par l’originalité de la démarche artistique et la qualité des mélodies. Et c’est justement cette qualité sonore en plus des paroles engagées qui a séduit le publique au Paléo. Après près d’une heure de spectacle, les fans sont repartis “la tête pleine de rêves”, comme me l’a confié Sabine B., et son groupe d’amies, venus du Tessin pour...

S.O.S, tiens-toi prêt !

Décidément, le Paléo ne fait pas les choses à moitié en termes d’artistes suisses. Je dirais même que niveau rap suisse, Paléo a frappé très fort cette année ! Après Xtrem Tour, c’est au groupe bernois S.O.S d’enflammer la scène du Club Tent.  Ce sont probablement les seuls artistes suisses du Paléo qui soient alémaniques. En bref, on ne comprend pas grand chose à ce qu’ils racontent lorsqu’il rappent. Mais comme les suisses allemands ont un meilleur niveau de français que notre allemand à nous les romands, S.O.S arrive à communiquer une énergie incroyable avec le public ! En effet, le Club Tent s’est retrouvé happé par la good vibe du groupe ! Des jeunes, des moins jeunes, des plus âgés, des bernois, des zurichois, des romands, bref tout le public a kiffé la performance. Le groupe S.O.S, constitué de Dawill et Nativ a déjà eu l’occasion de se produire à Frauenfeld et au Royal Arena en 2017. Mais c’est depuis l’année 2015 que les artistes montent en flèche dans le paysage hip-hop alémanique. Avec leur performance d’hier, S.O.S s’est imposé comme une grosse claque en Romandie ! Sur des prods’ trap très actuelles mais parfois aussi sur du bon boom bap (pour le plaisir des anciens), impossible de ne pas sauter, secouer la tête, et lever les bras avec S.O.S. Encore une belle surprise au Paléo !  ...
Xtrem Tour, ou l’art d’imposer la Suisse dans le rap game

Xtrem Tour, ou l’art d’imposer la Suisse dans le rap game

Hier soir, dans un Club Tent en ébulition, le XTREM Tour emmené par Makala, Slimka et Di-Meh a mis tout le monde d’accord. Les trois genevois ont confirmé qu’ils étaient bel et bien les patrons du rap helvète, retour sur un concert explosif. 16h, dans la chaleur moite de l’Espace Presse, Makala, Slimka et Di-Meh offrent aux journalistes présents un Show Case déchaîné. Les gars sont présents, rappent vite, les punchlines sont percutantes, et ça a pour mérite de réveiller les plus amorphes d’entre nous. Ca promet pour le vrai show, qui devait se tenir à 22:45 sous le Club Tent. 22:30, la foule est déjà bien compacte, les bras se lèvent, ça saute, ça crie d’une seule voix les paroles que tous connaissent déjà par coeur. On patiente encore 30 minutes, la tension est de plus en plus palpable quand enfin, le son enfle. Le DJ balance le beat et voilà, le feu prend. XTREM Tour, c’est l’association de trois rappeurs genevois, qui balance un rap déchainé très moderne. Il faut noter également que ces trois-là sont les seuls à porter l’étendard du rap francophone suisse à l’étranger. Les mecs sont reconnus et à juste titre. À chacun son personnage, sa façon de bouger et la manière dont sont formulés ses couplets. Makala  porte une chemise ouverte. Le timbre de sa voix est tropical, ses envolées lyriques soul sonnent claires et fortes. Di-Meh, petit bonnet cachant ses cheveux rasé, lunette old-school rouge et débardeur Bob Marley, fonce dans le foule. Son rap est puissant, accompagné d’un flow rapide et maîtrisé. Enfin, Slimka, grand et élancé, afffublé d’un tee-shirt...
L’Ego de Danitsa, malgré son succès, ne la surplombe pas!

L’Ego de Danitsa, malgré son succès, ne la surplombe pas!

Hier, à l’ombre d’une chaleur accablante, Danitsa s’est produite en showcase privé au Cosmo, pour le plus grand plaisir des membres du staff, avant de prendre d’assaut la scène du Club Tent aujourd’hui à 16h30! Si vous êtes de fidèles “Bananien-ne-s”, vous l’avez sûrement découverte lors de son passage dans notre émission spéciale Balélec. Si vous êtes de simples étudiants fêtards, vous l’avez peut-être écoutée sur différentes scènes de festival, comme Balélec ou Frauenfeld. Et si vous ne la connaissez toujours pas, vous pourrez la découvrir aujourd’hui à 16h30 au Paléo. En bref, si tu aimes le hiphop et la RnB moderne, tes oreilles devraient se tourner sur Danitsa. Elle devient une figure incontournable de la scène urbaine suisse, et commence à s’exporter chez nos pays voisins. Avec une tournée de festival bien remplie cette année, elle continue de défendre son premier album “Ego” au mieux. Entourée de son petit frère Mr. Pops et de son DJ Master ONI,  je sens qu’elle va continuer d’enflammer chaque scène qu’elle foulera. On pourrait croire que pour un showcase, l’artiste veuille se préserver, et donc ne pas donner le maximum; ce n’était pas le cas de Danitsa. Elle n’a aucunement retenu ses coups, même devant une petite foule assise, ses deux acolytes non plus d’ailleurs. Mr. Pops assure les arrières de sa sœur aînée, avec des back un peu à la manière des XTRM Boyz, Di-Meh, Slimka et Makala (qui seront eux aussi en concert au Club Tent aujourd’hui dès 22h45). Le plus surprenant dans ce show, c’est que Danitsa passe du feu à la glace. Tantôt elle lâche une note qui...

Crimer, la présence scénique à son paroxysme

Le groupe zurichois Crimer se produisait sous le club tent en ce premier jour de Paléo 2018, il a pu à la fois faire danser et faire sourire les festivaliers qui devaient se mettre dans le bain de cette 43ème édition. C’est particulier, Crimer. Non pas tant musicalement, leur pop planante au synthé dont se démarque la voix grave et vibrante du chanteur a quelque chose de l’ordre de la new wave perdue des 80s, surtout si on les associe à Depeche mode, qui investissait la grande scène quelques minutes après les trois compères zurichois, et avec lesquels la parenté et l’inspiration musicale sont indéniables. Mais scéniquement, le leader du groupe semblait vivre sa musique au plus profond de son être, invitant par mimétisme à danser avec lui, à se démembrer pour se laisser porter. Mais si certains dans le public se sont sentis poussés par la vague d’énergie du leader du groupe, la prestation en aura certainement amusé plus d’un, au vu de l’esprit bon enfant qui régnait dans le public. Entre pas de danse inattendus, yeux du chanteur masqués par sa tignasse et visibles seulement après 3 morceaux, et autres membres du groupe moins enclins à se trémousser, concentrés sur leur musique mais parfois pris d’une fièvre dansante lorsque le personnage principal de ce show les y invitait en les dévorant du regard ou par ses contacts sensuels et complices. Chacun aura eu de quoi sourire durant ce spectacle, mais impossible, après les premiers étonnements passés, de ne pas se prendre (au moins un peu), au jeu, enjoint par le chanteur, savant harangueur de foules et communicateur hors-pair...
La marque de fabrique Kelly

La marque de fabrique Kelly

Mark Kelly, aussi appelé “The Hairy One” ou “Le Chevelu” en français, a réchauffé le coin presse lors de son showcase, on se réjouit de voir son concert à plus grande échelle ce vendredi soir à 22h30 au Club Tent. Mark Kelly c’est un chanteur et compositeur Anglais et Suisse qui était dans le groupe « The Passengers » et « Innacrisis ». Il a commencé sa carrière musicale en tant que bassiste et à 20 ans, s’est découvert une passion pour la guitare. Il aura fallu attendre une année pour que Mark décide d’utiliser sa voix et compose ses premières chansons. C’est ce parcours musical qui lui a permis de construire avec brio ce mélange de blues dans la voix et de jazz dans ses accords de guitare. Le musicien romand de l’année Dans le cadre du Best Act Romandie, Mark Kelly avait été élu meilleur musicien romand de l’année 2017 par les internautes. On notera également son passage au festival Label Suisse, à l’opération Cœur à Cœur de la RTS et au Montreux Jazz Festival où il n’a pas manqué de faire vibrer les romands.  Un concert à ne pas rater Dans l’intimité de l’espace presse, Mark Kelly a interprété quelques titres, certains tirés de ses propres compositions. Un personnage plein d’humour qui n’hésite pas à essayer de faire danser et chanter les journalistes présents. “Un showcase, c’est fait pour montrer ce qu’on sait faire” dit-il avec son accent anglais. Occasion pour Mark Kelly de sortir un Kalimba, ce petit instrument entre le xylophone et la boîte à musique et de nous interpréter un titre plus mélancolique. Ce showcase m’as...