Faim, soif, envie de danser : le Village du Monde est fait pour toi !

Flamenco, tarentelle, pizza, paella, gyros, … Le Village du Monde nous emmène dans l’Europe du Sud cette année. Italie, France, Espagne, Portugal et Grèce colorent le festival, nous faisant découvrir des cultures de pays voisins. Ce jeudi, le Dôme du Village du Monde s’ouvrait avec Calima, un groupe espagnol de flamenco « new wave ». Le concert débute à 17h avec une chaleur quasi insoutenable, mais le Dôme est rempli, dansant et chantant au rythme des sonorités espagnoles. Un air de Gipsy Kings, des guitares, des voix rauques et des cajons, et les festivaliers sont conquis. Le concert est ensuite répété à l’Escale plus tard dans la soirée. Chemin inverse pour Vinicio Capossela, artiste italien polyvalent, s’exerçant tant dans l’écriture que dans l’interprétation et la composition de morceaux. Cette touche napolitaine rappelle la richesse et la diversité de la culture sud-européenne. Il n’est en effet pas donné à tout le monde de danser du flamenco en mangeant des feuilles de vignes et en buvant du porto, tout en écoutant de la chanson italienne. Entre l’italien et les espagnols vient se glisser António Zambujo, artiste de fado portugais se produisant lui aussi à l’Escale et au Dôme. En réinterprétant la musique traditionnelle de son pays avec des influences brésiliennes et jazz, il réussit à conquérir un public varié en début de soirée. L’environnement nous plonge également en vacances, en arborant de grosses structures en bois symbolisant les arches que l’on retrouve dans les arènes de corrida espagnole, du Colisée ou des arènes de Nîmes. Proche du village, les infrastructures de la HES-SO nous rappellent les fonds marins, avec une étendue de corail...

Village du monde

Cette année, le village du monde a pour thème l’Europe du Sud, un thème à l’odeur d’huile d’olive, herbes de Provence et piment d’Espelette. Mais ce sont des douces mélodies de Fado portugais qui vont nous faire voyager tout au long de cet article. Partons à la rencontre de la grande Ana Moura. Le Portugal a laissé son empreinte lors de cette édition 2018 de Paléo. Non pas par la présence des pasteis de Nata sur les stands de nourriture (même si c’est très bon) mais par la belle voix de la fadiste portugaise Ana Moura. Il faut savoir que le fado est un genre musical portugais, constitué de chants populaires aux thèmes mélancoliques accompagnés généralement d’instruments à cordes pincées. Mais Ana Moura s’est permise de moderniser cet art par une touche de pop rythmé. J’ai eu l’immense chance de rencontrer cette incroyable artiste autour d’une table ronde et de lui poser plusieurs questions. Elle nous a dévoilé que son envie de chanter le fado lui est venue depuis toute petite et a alors pris la décision d’y apporter sa petite touche personnelle en plus. Au début de sa carrière, certains la critiquaient, lui reprochant de détruire le Fado traditionnel mais aujourd’hui elle se voit plutôt comme précurseuse d’un nouveau mouvement qui se développe de plus en plus au Portugal et même ailleurs. Je me suis permis de lui poser une question un peu personnelle : il faut savoir qu’elle a commencé à chanter dans les rues de Lisbonne et dans des maisons de Fado, et aujourd’hui, elle performe sur les plus grandes scènes mondiales notamment celle de l’eurovision et a même fait...

Le village du monde

L’Europe du Sud est au cœur du village du monde cette année, un thème moins dépaysant que dans d’autres éditions du festival, et pourtant, qui regorge de surprises. Chaque année, le Paléo se démarque par la diversité de ses stands de nourriture. Quartier d’Orient, Quartier Latin, Quartier des Alpes, sans oublier le Village du Monde, le site regorge de saveurs qui proviennent d’ici, et d’ailleurs. Alors choix difficile pour le festivalier qui aime savourer un bon plat, à la fois qu’il appréciera, à la fois qu’il n’aura pas l’habitude de manger chez lui. Pizza, Pasta, Paella, Polenta, toutes ces spécialités du village du monde vous sont déjà familières ? Ne vous arrêtez pas à ça ! Le village du monde a su diversifier les spécialités. Pour exemple, le stand Polent’amo propose des frites faites de polenta. Un vrai régal, en plus d’être original ! Et comment résister aux fameuses Pastéis de Nata portugaises, vendues au stand Bifad’Oro ? La cannelle qui recouvre cette petite tartelette à la crème encore chaude est un délice, le dessert parfait en fin de soirée. Mais le village de Monde, c’est aussi les artistes. Mardi soir, le groupe catalan Txarango a tout simplement mis le feu sous le dôme, et a transporté son public avec des mélodies et des rythmes endiablés. Les huit musiciens, en laissant beaucoup de place à la percussion, ont su faire danser, sauter, chanter, crier leur public. En bref, le Village du Monde promet de vous faire découvrir des saveurs musicales et gustatives inoubliables, le tout dans un décor charmant qui rappelle les vacances....
Son del Salón: un groupe solaire au Dôme

Son del Salón: un groupe solaire au Dôme

Soleil et chaleur. La météo de ce dimanche 23 juillet convient parfaitement à l’univers de Son del Salón, « un vent de fraîcheur au large de la Havane », comme le groupe aime à se décrire.  Ses inspirations? Le « son cubano » – une sorte d’ancêtre de la salsa actuelle -, la salsa et le folklore afro-cubain. Bref, un joli mélange de musiques qui sent bon le soleil et donne envie de danser. Sur scène, c’est l’espièglerie et le plaisir manifeste des musiciens qui attirent immédiatement l’oeil. Le groupe se compose d’un chanteur-guitariste, d’un claviériste, d’un contrebassiste, d’un percussionniste et d’un tromboniste. Et tout ce beau monde a mis toute son énergie pour faire danser le public du Dôme. Malgré le créneau horaire pas franchement idéal – 16h45-17h45 -, le groupe a réussi son pari: le public se trémousse, des inconnus entament une danse ensemble, bref, la magie opère et les festivaliers se laissent porter par la musique entraînante du groupe. Malgré des inspirations caribéennes, Son del Salón est créé en France, à Nancy plus précisément, en 2009. Le groupe a été récompensé pour sa musique et son travail, puisqu’il a reçu le trophée de « La Conga – groupe révélation de l’année » au festival de musique latine d’Europe....
Le cauchemar de Donald Trump

Le cauchemar de Donald Trump

 L’Orkesta Mendoza, un groupe americano-mexicain, a essayé d’amener un peu de soleil samedi soir avec ses rythmes et sa musique d’Amérique du Sud. N’en déplaise au Président américain, l’alliance des cultures a fait danser un public nombreux sous le Dôme. Une cumbia mêlée de ranchera et indie mambo, aux sombres touches de psyché, d’électro ou de surf rock, voilà ce que proposait l’Orkestra Mendoza hier soir sous le Dôme. Le public était très nombreux, en partie pour se protéger de l’orage et c’est donc dans une ambiance très collée-serrée que le groupe a enchaîné ses tubes ensoleillés démontrant, à ceux qui en doutaient encore, qu’une frontière sans murs peut donner lieu à de riches échanges culturels. Mené par le multi-instrumentiste du groupe Calexico, Sergio Mendoza, c’est à Tucson, en Arizona, que tout se passe. A une heure de route du Mexique, cet amoureux du désert et d’histoires sombres découvre et assimile un vaste panel de styles mexicains régionaux. Après avoir abandonné pendant une quainzaine d’années le style latino par des sons plus proches des classiques du rock n’ roll, il revient à ces sonorités en 2012 avec l’album « Mambo Mexicano », co-produit par Joey Burns de Calexico, dont il est devenu au fil du temps un membre à part entière en tournée et discographiquement. Avec cet album, il trouve le cocktail parfait entre d’astucieuses trouvailles sonores cumbia, trompettes mariachis et boléro. Le public du village du monde, partagé au départ entre curiosité et envie de se protégé de la pluie, a été séduit. C’est le sourire aux lèvres qu’il a quitté le Dôme une fois le concert terminé et l’orage passé. Le Paléo...
Panteón Rococó, du pogo à la sauce mexicaine

Panteón Rococó, du pogo à la sauce mexicaine

Le groupe Panteón Rococó s’est produit jeudi sur la scène du Dôme, au Village du Monde. Il a enflammé le public par son énergie et ses idéaux communicatifs.   De l’énergie à la pelle Jeudi soir, sur le coup de 22h45, c’est une dizaine de musiciens qui se sont tranquillement installés sur la scène du Dôme devant une assemblée jusque là peu présente. Jusque là, car dès les premières notes des divers instruments à leur disposition, ce calme apparent a laissé place à une tempête, un déchaînement d’énergie de la part de chaque membre du groupe, ce qui a vite attiré divers aficionados prêts à se déchaîner devant la scène, sur ce que Paléo nomme de la « ska-punk zapatiste ». Une section cuivres d’un côté, de l’autre une guitare électrique et une basse, au second plan un rang de percussionnistes, et au centre, un chanteur s’époumonant en espagnol pour se faire sa place. Un véritable gang de mexicains, armés de leurs instruments, prêts à nous faire danser, sauter, chanter… et pogoter. Une musique pour rassembler Sans parler un mot de français, le chanteur fait bouger, crier, chanter son public de façon de plus en plus précise et politisée. Entre deux chansons d’amour, faisant lever le poing à l’assemblée, il chante la resistancia contre le gouvernement, puis contre le racisme, demandant de tirer des doigts d’honneur à un certain… Donald Trump, qui prévoit la construction d’un certain mur aux frais du Mexique. Un message? Rassembler! Que ce soit pendant un pogo (qui peut sembler violent, mais où la convivialité règne en maître), ou en montant les parties gauche et droite du public l’une contre l’autre...