Son del Salón: un groupe solaire au Dôme

Son del Salón: un groupe solaire au Dôme

Soleil et chaleur. La météo de ce dimanche 23 juillet convient parfaitement à l’univers de Son del Salón, « un vent de fraîcheur au large de la Havane », comme le groupe aime à se décrire.  Ses inspirations? Le « son cubano » – une sorte d’ancêtre de la salsa actuelle -, la salsa et le folklore afro-cubain. Bref, un joli mélange de musiques qui sent bon le soleil et donne envie de danser. Sur scène, c’est l’espièglerie et le plaisir manifeste des musiciens qui attirent immédiatement l’oeil. Le groupe se compose d’un chanteur-guitariste, d’un claviériste, d’un contrebassiste, d’un percussionniste et d’un tromboniste. Et tout ce beau monde a mis toute son énergie pour faire danser le public du Dôme. Malgré le créneau horaire pas franchement idéal – 16h45-17h45 -, le groupe a réussi son pari: le public se trémousse, des inconnus entament une danse ensemble, bref, la magie opère et les festivaliers se laissent porter par la musique entraînante du groupe. Malgré des inspirations caribéennes, Son del Salón est créé en France, à Nancy plus précisément, en 2009. Le groupe a été récompensé pour sa musique et son travail, puisqu’il a reçu le trophée de « La Conga – groupe révélation de l’année » au festival de musique latine d’Europe....
Le cauchemar de Donald Trump

Le cauchemar de Donald Trump

 L’Orkesta Mendoza, un groupe americano-mexicain, a essayé d’amener un peu de soleil samedi soir avec ses rythmes et sa musique d’Amérique du Sud. N’en déplaise au Président américain, l’alliance des cultures a fait danser un public nombreux sous le Dôme. Une cumbia mêlée de ranchera et indie mambo, aux sombres touches de psyché, d’électro ou de surf rock, voilà ce que proposait l’Orkestra Mendoza hier soir sous le Dôme. Le public était très nombreux, en partie pour se protéger de l’orage et c’est donc dans une ambiance très collée-serrée que le groupe a enchaîné ses tubes ensoleillés démontrant, à ceux qui en doutaient encore, qu’une frontière sans murs peut donner lieu à de riches échanges culturels. Mené par le multi-instrumentiste du groupe Calexico, Sergio Mendoza, c’est à Tucson, en Arizona, que tout se passe. A une heure de route du Mexique, cet amoureux du désert et d’histoires sombres découvre et assimile un vaste panel de styles mexicains régionaux. Après avoir abandonné pendant une quainzaine d’années le style latino par des sons plus proches des classiques du rock n’ roll, il revient à ces sonorités en 2012 avec l’album « Mambo Mexicano », co-produit par Joey Burns de Calexico, dont il est devenu au fil du temps un membre à part entière en tournée et discographiquement. Avec cet album, il trouve le cocktail parfait entre d’astucieuses trouvailles sonores cumbia, trompettes mariachis et boléro. Le public du village du monde, partagé au départ entre curiosité et envie de se protégé de la pluie, a été séduit. C’est le sourire aux lèvres qu’il a quitté le Dôme une fois le concert terminé et l’orage passé. Le Paléo...
Panteón Rococó, du pogo à la sauce mexicaine

Panteón Rococó, du pogo à la sauce mexicaine

Le groupe Panteón Rococó s’est produit jeudi sur la scène du Dôme, au Village du Monde. Il a enflammé le public par son énergie et ses idéaux communicatifs.   De l’énergie à la pelle Jeudi soir, sur le coup de 22h45, c’est une dizaine de musiciens qui se sont tranquillement installés sur la scène du Dôme devant une assemblée jusque là peu présente. Jusque là, car dès les premières notes des divers instruments à leur disposition, ce calme apparent a laissé place à une tempête, un déchaînement d’énergie de la part de chaque membre du groupe, ce qui a vite attiré divers aficionados prêts à se déchaîner devant la scène, sur ce que Paléo nomme de la « ska-punk zapatiste ». Une section cuivres d’un côté, de l’autre une guitare électrique et une basse, au second plan un rang de percussionnistes, et au centre, un chanteur s’époumonant en espagnol pour se faire sa place. Un véritable gang de mexicains, armés de leurs instruments, prêts à nous faire danser, sauter, chanter… et pogoter. Une musique pour rassembler Sans parler un mot de français, le chanteur fait bouger, crier, chanter son public de façon de plus en plus précise et politisée. Entre deux chansons d’amour, faisant lever le poing à l’assemblée, il chante la resistancia contre le gouvernement, puis contre le racisme, demandant de tirer des doigts d’honneur à un certain… Donald Trump, qui prévoit la construction d’un certain mur aux frais du Mexique. Un message? Rassembler! Que ce soit pendant un pogo (qui peut sembler violent, mais où la convivialité règne en maître), ou en montant les parties gauche et droite du public l’une contre l’autre...
Où est le décor du Village du Monde ?

Où est le décor du Village du Monde ?

Petites pyramides de couleurs et décorations éphémères remplissent l’espace consacré au Village du Monde.  Comme à notre habitude, on entre dans le Village du Monde par ses « portes ». Celles-ci sont, cette année, décorées de petits triangles en papier de couleurs jaune, rose et bleu pâles. Il est bien connu qu’on ressort de Paléo plein de poussière à cause du vent qui y règne, et ces petits triangles flottent au gré de celui-ci. Il y a, à l’intérieur de ce village, plusieurs échoppes, bars, stands de jeux et de nourritures mexicaines ou autres. Il est également décoré par des arts éphémères tels des tapis en sable avec de belles couleurs qui, sous ce soleil tapant, ressortent très flashy. Aussi, on ne peut pas louper les Pyramides qui remplissent l’espace restant. Comme les portes du village, elles sont composées de structures métalliques recouvertes par ces triangles de couleurs pâles. Les festivaliers peuvent grimper les marches des pyramides pour observer la plaine de plus haut. Bien que ces pyramides, avec leurs petits effets de vent, soient très reposantes à observer, le choix des couleurs me laissent perplexe. Les tons pâles tels le jaune, le bleu et le rose, ne me rappellent pas particulièrement l’Amérique centrale. Des couleurs comme le vert et le rouge m’auraient paru plus appropriées (bien qu’elles auraient peut-être été trop spécifiques à la Jamaïque). Il m’a semblé que, pour les éditions précédentes, la décoration avait été mieux pensée. Cependant, le Village du Monde reste un passage obligé à Paléo.  ...
Dôme ensoleillé par le collectif LA-33

Dôme ensoleillé par le collectif LA-33

Le collectif Colombien LA-33, peu connu du grand public,  s’est produit hier en milieu de soirée, attirant plusieurs centaines de personnes au pied de leur scène. Mardi soir, quelques heures après l’ouverture des portes du festival, le Village du Monde était rempli. Beaucoup s’alignaient pour goûter les mets exotiques proposés par les stands, d’autres se promenaient en admirant les décors créés pour la semaine. Quand soudain, à 19h45 tapantes, deux musiciens ont mis les pieds sur la scène du Dôme. Un saxophoniste et un tromboniste. Les deux commençaient doucement à jouer les célèbres notes du film Mission Impossible.  11 autres musiciens ont débarqué, lançant une chanson très énergique aux rythmes de salsa. Parmis ces treize musiciens se trouvaient trois chanteurs, un guitariste, quatre cuivres, un pianiste, un batteur, deux pecutionistes et un bassiste. Leur style, mélangeant salsa, latin-jazz et mambo a rameuté sous le Dôme plusieurs centaines de personnes. Ils ont ensuite joué avec le public, les faisant s’accroupir pour ensuite les faire sauter dans tous les sens. Toute cette énergie et cette bonne humeur a donc fait l’unanimité. Ce concert était l’une des meilleures découvertes à faire cette...

« The Real Mckenzies » pour clore la programmation du village du monde

« Comme le scotch single malt, l’équipe de The Real McKenzies se bonifie avec le temps. »   Sur la scène du dôme pour le dernier concert dans le village du monde de cette 41e édition de Paléo, ce sont « The Real Mckenzies » qui ont clos les festivités, et quelles festivités ! Selon Daniel Rosselat, le village du monde a attiré les foules cette année, avec son thème celtique qui collait particulièrement bien à l’ambiance générale de Paléo. Avec ses spectacles de théâtre amateur relatant des légendes celtes, sa diversité culinaire et ses bassins d’eau dont la propreté se dégradait à la vitesse dont un véritable irlandais peut descendre une guinness, le village du monde a définitivement séduit, et on est presque déçu qu’il ne soit pas permanent. La rumeur court que la tour vagabonde pourrait revenir l’année prochaine, ou que le voyager’s pub pourrait devenir permanent, mais nous savons tous que les rumeurs sont peu fiables quand il s’agit Paléo, et qu’il vaut toujours mieux attendre les annonces officielles.   Mais revenons-en à notre groupe de gais lurons tatoués. Au vu de leur nom, devrions-nous nous attendre à des real écossais pour ce dernier concert ? Pas vraiment, à entendre leur accent. Les Real Mckenzies sont en fait un groupe canadien, dont la musique varie entre joyeuses beuveries, influences punk, hard-folk et rock à laquelle ils ajoutent (quand même) des sonorités traditionnelles celtiques grâce à leur cornemuseur (oui oui, on dit comme ça), de son doux nom Aspy. Pour ce qui est des autres instruments, on retrouve les grands classiques du punk avec des guitares électriques à la distorsion poussée à bloc, un chanteur qui roule...